Après le 28 octobre, communiqués nationaux

vendredi 29 octobre 2010
par  Bernard Lebrun
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FSU, CGT, Solidaires, FO, UNEF, Attac, tous les communiqués nationaux

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  1. FSU

Pas de vacances pour les retraites !

Les vacances scolaires n’ont pas marqué de répit contre la réforme des retraites ! Partout en France, les actions se sont poursuivies : blocages, manifestations départementales, grèves…

Et si le Parlement vient de se prononcer sur ce texte de loi dicté par l’exécutif, la journée d’aujourd’hui montre la détermination des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités à ne pas se laisser imposer cette réforme adoptée au terme d'une procédure accélérée, s'exonérant d'un débat approfondi avec les organisations syndicales et au mépris de l'opposition qui s'exprime fortement dans le pays depuis plusieurs semaines appuyée par une majorité de la population,

Le texte porte à 62 ans l'âge de la retraite et à 67 ans celui du taux plein. Il fait porter les efforts financiers essentiellement sur les salariés. Cette réforme est injuste pour tous. Elle est particulièrement pénalisante pour les fonctionnaires. Les jeunes ne sont pas épargnés car loin d'assurer l'avenir des retraites, ce projet crée un nouvel obstacle à leur insertion professionnelle et vise à convaincre tout un chacun de se tourner vers l’assurance privée.

Mais ce que les salariés du public et du privé, les jeunes, les chômeurs et les retraités ont jugé injuste, inefficace et inacceptable avant le vote du projet de loi au parlement, le reste après ce vote. C’est pourquoi la FSU demande au Président de la république de ne pas promulguer cette loi et d’ouvrir de réelles négociations pour une autre réforme des retraites.

Car il existe bien une alternative à cette réforme en termes d’emploi, de financement, de reconnaissance de la pénibilité au travail, de réduction des inégalités entre les hommes et les femmes, de prise en compte des années d’études...C’est bien ce qu’ont compris et ce que demandent des millions de salariés depuis des semaines.

La FSU s’engage à continuer à combattre cette réforme et imposer des mesures justes, solidaires et durables. Elle poursuivra le travail de propositions et d’actions sur l’emploi, le pouvoir d’achat et la précarité qui impactent le financement des retraites.

Le gouvernement aurait tort de penser qu’il en a terminé avec la question des retraites !  Le vote de la loi n'arrêtera pas le mouvement profond qui s'est développé dans notre pays, au cours duquel la FSU a appelé à étendre et généraliser grèves et manifestations.

La FSU appelle les personnels à débattre sur les lieux de travail des conditions de poursuite du mouvement en préparant les prochaines échéances de mobilisation nationale.

Elle les appelle à participer toujours plus nombreux aux actions unitaires engagées et déterminées localement et massivement aux manifestations du samedi 6 novembre.


  1. CGT:

Après le vote du Parlement sur la réforme des retraites la mobilisation persiste

Fait exceptionnel dans l’histoire sociale du pays, pour la 7ème fois depuis le début septembre, une journée nationale de grèves et de manifestations unitaires s’est illustrée par 270 cortèges et près de 2 millions de manifestants.

C’est un cinglant démenti pour toux ceux qui annonçaient un simple « baroud d’honneur de salariés résignés ».

La puissance de cette journée est aussi lourde de sens au lendemain du vote solennel de la réforme des retraites par le Parlement.

La forte détermination des salariés, des retraités, des jeunes est aujourd’hui, en pleine période de congés scolaires, une réponse spectaculaire au gouvernement et au patronat qui appellent à ranger les banderoles ou à passer à autre chose.

Le président de la République doit enfin entendre le message lancé par une grande majorité de la population : il faut surseoir à la promulgation de la loi et ouvrir de vraies négociations avec les organisations syndicales.

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté, la mobilisation doit et peut encore se poursuivre en définissant sur chaque lieu de travail les formes d’action les plus adaptées et unitaires pour être entendus.

La CGT se félicite de l’élan de sympathie et de solidarité financière qui s’exprime de France et d’ailleurs à l’égard des salariés en grève*.

La CGT appelle à préparer sans attendre la réussite du prochain rendez-vous interprofessionnel unitaire qui mobilisera toutes les générations le samedi 6 novembre en prenant toutes les dispositions dans chaque entreprise, chaque localité pour de nouveaux rassemblements de grande envergure.

Montreuil, le 28 octobre 2010



  1. Solidaires

La mobilisation du 28 octobre, avec 270 manifestations dans toute la France, est été de grande ampleur. Malgré le vote de la loi et les vacances scolaires, le refus d’une « réforme  » profondément injuste reste toujours aussi fort et le soutien de la population au mouvement social reste considérable. La multiplication d’actions multiformes, allant de la grève reconductible dans certains secteurs à des blocages ponctuels, montre la détermination d’un mouvement qui, malgré les rodomontades du pouvoir, ne s’en laisse pas conter.

Car le mouvement contre la « réforme » des retraites cristallise le rejet d’une politique mise exclusivement au service des plus riches et du patronat. Malgré la propagande gouvernementale, les salariés et la grande majorité de la population ont pris conscience que la question des retraites renvoie avant tout à la question du partage de la richesse produite et les jeunes ont compris que cette « réforme » va durcir les conditions de leur entrée sur le marché du travail et aggraver leur précarité.

Pour l’Union syndicale Solidaires, l’adoption de la loi par un Parlement aux ordres ne la rend pas plus légitime. L’iniquité de ce texte demeure et le vote du Parlement n’y change rien, la démocratie ne pouvant se réduire au vote des parlementaires et faire fi de la démocratie sociale. Le rajout, à la dernière minute, d’un amendement qui indique qu’une « réforme systémique », visant à introduire un système par points ou par comptes notionnels, serait discutée dès 2013, est l’annonce qu’une nouvelle régression sociale est d’ores et déjà en préparation.

Dans cette situation, il importe de ne rien lâcher et de poursuivre le processus de mobilisation engagé, qui articule rendez-vous nationaux et actions locales décidées quotidiennement dans l’unité : soutien aux grèves, blocages, rassemblements, initiatives de solidarité… Il est de la responsabilité des organisations syndicales de donner à ce processus une nouvelle impulsion dont la nouvelle journée unitaire de manifestations du samedi 6 novembre est une étape.

Le 28 octobre 2010

  1. Force Ouvrière: 

DÉCLARATION DU BUREAU CONFÉDÉRAL DE FO DU 28 OCTOBRE 2010

 

Les manifestations du jeudi 28 octobre ont été, malgré les vacances, malgré le vote de la loi, importantes. Cela montre, alors que la loi n’est pas encore promulguée, que la détermination à rejeter ce projet de loi est forte.

Depuis le début du conflit, Force Ouvrière exige le retrait d’une loi uniquement mise en place pour satisfaire les marchés financiers et maintenir une politique économique libérale, destructrice des droits sociaux et républicains.

Dans l’attente de la mobilisation du 6 novembre, Force Ouvrière soutient ses syndicats et structures dans l’action et considère que, quoi qu’il arrive, un esprit de résistance s’est installé chez les salariés.

 
5) UNEF

Malgré les vacances, la mobilisation des jeunes et des étudiants se poursuit !

 La journée de grèves et de manifestations de ce jour est une indéniable réussite, malgré les vacances ayant entrainées une baisse relative du nombre de manifestants.

Alors que le gouvernement a fait le choix de faire adopter sa réforme des retraites au forceps au parlement, au mépris des mobilisations massives des jeunes et des salariés, la forte participation aux manifestations démontre que le rejet de cette réforme demeure, et que rien n’est réglé, ni en matière de retraite, ni concernant les inquiétudes et les aspirations portées par les jeunes, en matière d'emploi notamment.

Ce n'est pas en essayant de briser le thermomètre de la mobilisation que le gouvernement pourra faire baisser la température sociale dans le pays.


Des milliers de jeunes ont manifesté aux côtés des salariés

Malgré les vacances scolaires et les congés dans deux tiers des universités cette semaine, des milliers de jeunes, lycéens et étudiants, sont venus manifester en famille, entre amis ou entre étudiants. Ils étaient notamment 8000 à Paris, 5000 à Lyon, 2000 à Marseille, 1000 à Toulouse, 1000 à Grenoble, 600 à Montpellier ou encore 500 à Bordeaux.


Du coté de la mobilisation étudiante, 37  universités ont rejoint la mobilisation en se réunissant en assemblées générales et en votant la grève (Aix-Marseille 1, Angers, Bordeaux 3, Bordeaux 4, Brest, Caen, Clermont 2, Grenoble, La Rochelle, Le Havre, Lille 1, Lille IEP, Lille 2,  Lille 3, Limoges, Lyon 2, Metz, Montpellier 2, Montpellier 3, Nancy 2, Nantes, Orléans, Pau, Poitiers, Reims, Rennes 2, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse 2, Toulouse 3, Tours, Paris 1, Paris 3, Paris 4, Paris 8, Paris 10, Paris 13).


5 assemblées générales se sont tenues aujourd’hui : à Montpellier 3 (1000), à Paris 1 (500), à Paris 10 (450), à Paris 8 (400), à la Sorbonne (300).


6 universités étaient bloquées totalement ou partiellement ce matin suite à une décision des étudiants réunis en assemblées générales : Paris 1, Paris 8, Paris 10, Caen, Montpellier 3 et Reims.

La jeunesse a réussi son pari : poursuivre sa mobilisation malgré les congés. Les jeunes se sont une nouvelle fois distingués par leur présence importante aux cotés des salariés. Plus personne ne peut ignorer leurs difficultés et leurs aspirations exprimées par leur mobilisation. Désormais, ils entendent poursuivre leur mobilisation aux cotés des salariés, et franchir le cap des vacances pour participer nombreux aux manifestations du 6 novembre prochain. 


L'UNEF demande au Président de la République de suspendre la promulgation de la loi et d'ouvrir les négociations qui s'imposent sur l'avenir des retraites. Les jeunes démontrent par leur mobilisation que leur avenir ne peut s'écrire sans eux.

L’UNEF appelle les étudiants à poursuivre leur mobilisation et à prendre part aux initiatives de mobilisations unitaires aux côtés des salariés et en particulier aux manifestations prévues par l’intersyndicale le samedi 6 novembre.

 

6/ Attac

Le vote d'une réforme inique ne la rend pas plus légitime


Contre un mouvement social d'une ampleur exceptionnelle et une opinion publique hostile, le Parlement a adopté hier la réforme Woerth-Sarkozy. Malgré le vote du Parlement, cette réforme est toujours aussi illégitime.

 Illégitime, car le candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré en 2007 ne pas vouloir toucher à l'âge de départ à la retraite, et n'a donc pas reçu mandat pour le faire. Illégitime, par l'affairisme de ses promoteurs, Eric Woerth et ses affinités avec la fortune Bettencourt, Guillaume Sarkozy, dirigeant de Malakoff-Médéric, qui profite de la réforme pour lancer un fonds de retraite par capitalisation. Illégitime, par le refus de toute négociation avec les syndicats. Illégitime, car cette réforme pénalise surtout les femmes, les jeunes, les ouvriers. Illégitime enfin, car elle signifie la soumission à la loi des marchés financiers et des agences de notation. Tout cela pour sauver la notation AAA de la France !Le gouvernement et les parlementaires ont montré, à cette occasion, comment on peut allier l'injustice sociale à l'autoritarisme antidémocratique. Le Parlement a même aggravé le projet gouvernemental en prévoyant pour 2013 une 'réforme systémique' ('retraite par points' ou 'comptes notionnels'), synonyme de nouvelles régressions.

Un système par points, déjà en vigueur dans les régimes complémentaires de l'ARRCO et de l'AGIRC, est un système à cotisations définies qui permet d'ajuster par de simples mesures réglementaires le niveau du point, donc des pensions. Le système par comptes notionnels, quant à lui, sous une apparence de transparence, vise en réalité à accroître encore l'individualisation des droits, faisant dépendre le niveau de la pension du seul montant des cotisations versées par la personne. Il s'ajuste automatiquement, sans débat social, à mesure que l'espérance de vie augmente. Dans les deux systèmes, les ajustements étant permanents, le salarié ne peut pas connaître le taux de remplacement de son salaire avant la liquidation de sa retraite.

En janvier dernier, le Conseil d'orientation des retraites avait reconnu que ces systèmes sont incapables de faire face à un choc démographique ou économique, et que leur mise en application provoquerait à terme une nouvelle baisse des pensions d'environ 20 %.

Une autre réforme demeure plus que jamais nécessaire. Une réforme progressiste, qui passe au contraire par un rééquilibrage entre la rémunération du capital et celle du travail, qui a perdu près de 200 milliards d'euros actuels par an en 20 ans. Faire cotiser les profits permettra de restaurer la retraite à 60 ans à taux plein, tout en réduisant les inégalités entre retraité-e-s. Attac poursuit résolument son engagement dans le mouvement multiforme de la société pour empêcher la mise en oeuvre de la réforme Woerth-Sarkozy, et imposer une réforme conforme aux intérêts de la grande majorité.


Attac France,

Paris, le 28 octobre 2010


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29 Place d’Alger
72000 LE MANS


Tél : 02 43 43 86 21
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