L’Enseignement Agricole Public gravement menacé

dimanche 3 février 2008
par  Bernard Lebrun
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La grève nationale du 14 décembre a été une grande réussite : 90% de grévistes à Brette les Pins, 65% à Rouillon, Pour la participation à la manif à Paris, au plan national c’était plus de 600 dont 30 du département. Le mardi 18 décembre, les lycéens, en lutte contre le bac pro en 3 ans, ont voté, à bulletin secret, à 96%, le blocus du lycée de Rouillon… ce que n’a pas pu supporter le chef d’établissement qui a décidé la fermeture administrative pendant 3 jours.
Une urgence, la défense du service public !

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Il y a urgence à s’opposer à  la fermeture des lycées agricoles publics et de leurs antennes, qui contribuent plus que jamais, conformément à leur mission de service public, à la lutte contre la désertification des territoires ruraux. En effet, après 5 années d’abaissement continu (baisse des dotations globales horaires, regroupements, plafonnements, options supprimées, horaires obligatoires et dédoublements non respectés, remplacements non assurés…), le Ministre Michel Barnier vient d’officialiser un programme sur 5 ans (2008-2012) de destruction massive de l’Enseignement Agricole Public (source : note de service de préparation de la rentrée 2008 du 21/09/2007). L’affichage de l’Administration est sans équivoque : les Dotations Globales Horaires des établissements publics seront réduites de 3% par an en moyenne pendant les 5 ans à venir, soit 15% en cumulé, ou encore l’équivalent selon les régions de 5 à 10 fermetures de classes par an ! A ce rythme, que restera-t-il dans 5 ans de l’offre publique de formation agricole ?

 Il y a urgence à s’opposer au choix fait par le gouvernement de fermer en priorité les classes favorisant l’élévation des niveaux de qualification pour les élèves les plus en difficultés. En effet, les classes de 4e et de 3e de l’Enseignement Agricole, ainsi que les BEP agricoles, vont faire les frais des coupes budgétaires, alors qu’elles restent les seuls dispositifs de réinsertion et de remédiation qui fonctionnent encore aujourd’hui par voie scolaire ; et dont les parlementaires unanimes avaient fait un dispositif de référence, au sortir de la crise des banlieues de 2005 ! Deux ans plus tard, la condamnation du dispositif est prononcée : 21 fermetures de classes de 4e sur 68 sont officiellement annoncées dès la rentrée 2008, auxquelles il faut ajouter une quinzaine de classes de 3e. La généralisation annoncée du Bac Pro en 3 ans (25% de l’horaire économisé à terme) accentuera encore le recul. Au final, c’est la mission d’insertion scolaire de l’Enseignement Agricole Public qui se trouve remise en cause, au mépris des familles et des professions auxquelles il forme.

Il y a urgence à s’opposer au choix des ministres de l’Agriculture successifs de réduire drastiquement, et à terme, de faire disparaître l’offre publique de formation agricole. Ainsi, « l’équité » de traitement entre Enseignement Public et Privé, mise en avant par les ministres, a été sciemment rompue au Ministère de l’Agriculture, et ce depuis la précédente législature.

 Cela s’est traduit par un net recul du Public qui en 2007 ne représente plus que 37% des élèves scolarisés contre 40% à la rentrée 2002. Le Public subissant des fermetures et autres regroupements de classes en nombre, et des plafonnements d’effectifs aveugles, allant jusqu’à l’impossibilité d’accueillir les redoublants, au risque de provoquer leur sortie prématurée du système scolaire… Aujourd’hui, à titre d’exemples, le Public ne représente plus que 18% en région Bretagne, 19% en région Pays de Loire, et moins de 18% dans le département du Pas-de-Calais ; c’est l’existence même de l’offre publique de formation agricole qui est ainsi menacée !

 Cela se confirme lorsque lors de la séance du jeudi 15 novembre 2007 « mission enseignement scolaire »),  le groupe UMP a déposé pas moins de trois amendements en faveur de l’Enseignement Agricole Privé, allant jusqu’à prélever sur les crédits de l’Education Nationale (second degré public) pour rétablir le financement de 17 emplois du Privé temps plein !

Lycées

publics

Lycées

privés

Maisons familiales

Lycées publics

 

Lycées  privés

 

Maisons familiales

 

% des effectifs scolarisés

37 % 32 % 31 %

Suppression d’emplois

 

140 29 0

 Au plan Départemental, les deux lycées Agricoles Publics de Rouillon et de Brette Les Pins seront touchés dès la rentrée 2008.

 A ROUILLON : Il est prévu le regroupement de deux filières ( Agro- Equipement et Conduite de Production Animales) en BEPA 1 et BEPA 2 entraînant donc de fait 2 fermetures de classes.

A BRETTE LES PINS , ce sera la fermeture d’une classe de BEPA ainsi que le regroupement d’une autre classe.

 


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