La Grèce, une chance pour l’Europe !

mercredi 6 mai 2015
par  Catherine Le Gall
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Signer et faire signer massivement la pétition :
- Pour faire respecter la souveraineté du peuple grec
- Pour demander au Pdt de la République de s’opposer à l’étranglement financier de la Grèce

cliquer ici

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique lance aujourd’hui l’appel « La Grèce, une chance pour l’Europe » (cf ci dessous). Nous vous invitons à le signer et à le diffuser massivement via cette adresse : http://www.audit-citoyen.org/?p=6412 Le texte dénonce le discours de discorde entre les peuples européens porté par les institutions européennes qui accusent des « Grecs irresponsables » et menacent de les exclure de la zone euro. Il rappelle que les audits citoyens de la dette publique en cours dans plusieurs pays européens (dont la Grèce et la France) démontent les discours mensongers sur l’orgie de dépenses publiques qui aurait soi-disant provoqué la flambée des dettes[1]. Il demande à François Hollande de s’opposer à l’étranglement financier de la Grèce et de la démocratie en Europe ; et conclut sur un appel à mobilisation pour la semaine d’action européenne contre l’austérité et en soutien au peuple grec, organisée par les mouvements sociaux européens du 20 au 26 juin dans toute l’Europe. L’appel est signé par de nombreux responsables nationaux d’organisations syndicales et associatives et par des personnalités, et soutenu par des responsables politiques issus de toute la gauche. Ce n’est qu’un début : nous vous tiendrons informés des suites de la mobilisation ! Bien à vous, L’équipe de l’audit citoyen [1] Voir « Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques <http://www.audit-citoyen.org/?p=6374>  ». Pour les franciliens, la « fête de la dette » se tiendra le samedi 31 mai. Plus d’infos : http://fetedeladette.com/

La Grèce, une chance pour l’Europe !

Le 25 janvier 2015, le peuple grec a pris son destin en main. Il a décidé d’en finir avec les politiques d’austérité qui l’ont humilié et plongé dans la misère. Dans les pays victimes de la Troïka et dans bien d’autres pays européens, la victoire de Syriza a été perçue comme un espoir d’en finir avec ces politiques profitables aux puissances financières, désastreuses pour le monde du travail et la société dans son ensemble.

Mais les institutions et les dirigeants européens refusent que le nouveau gouvernement applique ses engagements électoraux, comme le rétablissement du salaire minimum et des conventions collectives. Ils menacent d’interrompre le refinancement de la dette grecque, ce qui impliquerait le défaut de la Grèce et sa possible expulsion de l’euro. La Banque centrale européenne, outrepassant son mandat, a déjà coupé sa principale ligne de financement aux banques grecques. À l’évidence, il s’agit de faire un exemple pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative possible.

Les grands médias ont relayé un discours de discorde entre peuples européens : les Grecs irresponsables voudraient continuer leurs excès et les faire payer aux contribuables des autres pays.

La réalité est bien différente. Comme le montrent les études et les audits citoyens de la dette qui se multiplient en Europe, partout l’explosion des dettes publiques est pour l’essentiel le résultat non d’une hausse des dépenses sociales mais de taux d’intérêts excessifs, du coût du sauvetage des banques sur fonds publics après 2008, et de la chute des recettes publiques. Celle-ci a elle-même résulté des cadeaux fiscaux au patronat et de l’évasion fiscale des riches, puis de la crise financière, et enfin de l’austérité qui détruit la société et bloque la transition écologique. En Grèce, une commission d’audit a été mise en place afin de faire la vérité sur la dette grecque.

Parlant de son élection en 2012, François Hollande disait qu’elle serait en Europe « un soulagement, un espoir, l’idée qu’enfin l’austérité ne pouvait plus être une fatalité ». Aujourd’hui les dirigeants de l’Eurogroupe œuvrent à humilier la Grèce qui refuse cette fatalité. Face au chantage, le gouvernement grec a signé le 20 février un accord temporaire qui limite fortement ses marges de manœuvre. A l’expiration de cet accord en juin, de nouvelles négociations vont décider du sort de la Grèce et de l’Europe.

Nous demandons instamment à François Hollande de s’opposer à l’étranglement financier de la Grèce, ce double déni de démocratie par lequel i​l ​​renie ses engagements devant les Français et nie le droit des Grecs à décider de leur destin. Nous appelons nos​​ députés, élus de ​juin 2012, à se rappeler pourquoi et pour quoi ils ont été élus. Nous participerons aux actions conjointes organisées à la mi-juin à l’initiative des mouvements sociaux européens, à partir de nos villages et quartiers, de nos lieux de travail et d’étude, pour dire ensemble : nous sommes avec les Grecs pour la dignité et la justice, pour une autre Europe.

avec le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (les premiers signataires ) :

Fatima-Ezzahra Ben-Omar (Les efFRONTé-e-s), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), ​Thomas Coutrot (Attac), Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Pascal Franchet (CADTM), Cécile Gondard-Lalanne (Solidaires), Elisabeth Gauthier (Transform​​), Bernadette Groison (FSU), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Bruno Lamour (Collectif Roosevelt), Philippe Martinez (CGT), Joëlle Moreau (AC !), Jean Rousseau (Emmaus International), Patrick Saurin (Sud-BPCE), Henri Sterdyniak (Économistes atterrés), ​Maya Surduts (Collectif pour les droits des femmes)​ ;

Christophe Alévêque (humoriste), Etienne Balibar (philosophe), Michel Broué (mathématicien), Alain Caillé (sociologue), Carmen Castillo (cinéaste), Patrick Chamoiseau (écrivain), Eve Chiapello (professeure en gestion),​ ​Benjamin Coriat (économiste), ​Philippe Corcuff (sociologue), Alexis Cukier (philosophe),​ Frédéric Boccara (économiste), J​ean Gadrey (économiste), ​​Susan George (auteure), ​Alain Grandjean (économiste), Vincent Glenn (cinéaste, Coopérative DHR),​​ ​Jean-Marie Harribey (économiste), ​​Frédéric Lordon (économiste), Dominique Méda (sociologue), Edgar Morin (philosophe), Dominique Plihon (économiste), Yves Sintomer (sociologue), ​Patrick Viveret (philosophe), Sophie Wahnich (historienne, collectif Interdemos) ;

Avec le soutien de responsables politiques de gauche : ​Clémentine Autain (Ensemble​​), Olivier Besancenot (NPA), Eric Coquerel (PG),​ ​Emmanuelle Cosse (EELV), Gérard Filoche (PS), Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Pierre Laurent (PCF​), Christian Piquet (GU), Laura Slimani (Jeunes Socialistes).