Suite du 19 : communiqués de la FSU nationale et des principales confédés

mardi 19 octobre 2010
par  Bernard Lebrun
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Retraites : ça ne passe toujours pas… (FSU)

 

Ce 19 octobre, à l’approche du vote au Sénat, les salariés du public et du privé, les jeunes, les chômeurs et les retraités ont une nouvelle fois exprimé massivement leur rejet du projet de réforme des retraites.

 

Cette 6ème journée de mobilisation en un mois et demi, a été une journée de grèves et de manifestations de grande ampleur alors que, dans les départements et dans les différents secteurs d’activité, se multiplient blocages, manifestations départementales, initiatives diverses et grèves reconductibles. La FSU soutient ces actions et ces grèves. Elle appelle à élargir et généraliser encore ce mouvement dans les jours qui viennent. Elle continue pour cela à réunir les personnels afin de débattre avec eux des suites à donner en proposant la reconduction de la grève et toutes autres formes d’action qui permettent l’extension du mouvement dans l’unité la plus large.

La FSU condamne l’intervention des forces de police contre des manifestants ou des grévistes, de surcroît particulièrement violente à l’égard des jeunes ces derniers jours.

En s’obstinant à ne pas répondre, le  gouvernement fait le choix d’imposer une réforme injuste et inefficace majoritairement rejetée. Il prend le risque de rater un rendez-vous majeur pour l’avenir et les retraites.

C’est pourquoi la FSU demande au gouvernement de retirer son projet, aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste et d’entendre nos propositions. Car il existe bien une alternative à ce projet en termes d’emploi, de financement, de reconnaissance de la pénibilité au travail, de réduction des inégalités entre les hommes et les femmes, de prise en compte des années d’étude...Il est possible de construire une réforme des retraites juste, solidaire et durable. C’est ce débat qu’attendent des millions de salariés.

Aujourd’hui la mobilisation continue de s’amplifier et s’ancre partout en France. Toujours soutenue par l’opinion publique, elle est confortée par la mobilisation de la jeunesse consciente des risques qui pèsent sur son avenir. Ceci montre le caractère intergénérationnel de ce mouvement et l’urgence du débat de société sur les retraites, l’emploi et le pouvoir d’achat.

De nouveaux passages en force n’arrêteront pas ce mouvement profond, ni même le vote de la loi s’il devait avoir lieu. Ensemble, salariés du public et du privé, jeunes, chômeurs et retraités sont déterminés à ne pas laisser passer cette réforme. Pour la FSU la mobilisation doit se poursuivre et un nouveau rendez-vous national est nécessaire le plus rapidement possible.

Une nouvelle mobilisation toujours aussi déterminée !  (CGT)

La 6ème journée de mobilisation interprofessionnelle unitaire de manifestations et de grèves depuis la rentrée est sans appel : cette réforme des retraites, les salariés n’en veulent pas !

Avec 3,5 millions de manifestants dans 277 manifestations et une participation à la grève impliquant très largement différentes professions du privé comme du public, la mobilisation s’installe.

Rien n’y fait : ni les basses manœuvres du gouvernement, ni les pressions du patronat, pas plus que la répression faite sur les salariés en lutte depuis plusieurs jours ou envers les jeunes lycéens et étudiants qui manifestent et prennent ainsi leur avenir en main.

Les salariés, les retraités, les jeunes de plus en plus nombreux dans les cortèges, confirment, encore et toujours, leur détermination à gagner une autre réforme des retraites. Le Gouvernement et les organisations patronales ne peuvent y répondre par le mépris, la répression, et les atteintes au droit de grève. Cela est dangereux.

Les mobilisations en cours ne peuvent être qualifiées « d’intimidation, de prise d’otage d’un pays tout entier » comme l’a déclaré aujourd’hui le Premier ministre. La négation de la démocratie c’est lorsqu’un gouvernement et la majorité parlementaire refusent d’entendre les 71% de la population qui rejettent cette réforme et qui exigent l’ouverture de négociations sur d’autres alternatives possibles. Le chef de l’Etat, le Gouvernement, les élus et le Patronat doivent l’entendre !

La force, l’ancrage dans les entreprises du public comme du privé et le niveau de mobilisation en cours le démontrent, ce qui est maintenant installé dans le pays c’est un vaste mouvement unitaire qui porte l’exigence de justice sociale.

Les salariés expriment au-delà de la question des retraites, leurs exigences d’ouvertures de négociations pour l’emploi, les salaires, l’amélioration des conditions de vie et de travail, le développement des services publics.

Ils savent que le financement des retraites passe aussi par là !

Ce qui est à l’ordre du jour, dans le prolongement des mobilisations de 2009 et des exigences de sortie de la crise financière, c’est une tout autre répartition des richesses du pays pour une réforme des retraites juste et efficace.

La CGT réaffirme que le vote de la loi n’est pas d’actualité. Dans toutes les entreprises, les services, avec l’ensemble des organisations syndicales présentes, sous toutes les formes, y compris la grève, décidons massivement des formes de la poursuite permettant d’élargir encore plus le mouvement et exigeons l’ouverture des négociations sur nos revendications.

La CGT appelle les salariés à prolonger cette mobilisation sous toutes les formes sans attendre.

Montreuil, le 19 octobre 2010


 Solidaires

La journée du 19 octobre a été un succès avec 277 défilés dans toute la France, un record historique, et une journée au moins équivalente à celle du 12 octobre qui avait vu de 3,5 millions de manifestants dans les rues. Prolongeant les grèves reconductibles et les actions de blocage de l’économie dans un certain nombre de secteurs, cette journée montre que la détermination des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est intacte. Malgré la volonté du gouvernement de faire voter son texte par une majorité docile, malgré les discours, répétés en boucle, sur son intransigeance affichée, la volonté de faire échec à un projet de loi inique est toujours aussi forte et son rejet par la population toujours aussi important. Les provocations policières répétées, les réquisitions illégales de salariés, les menaces contre les grévistes, ne réussiront pas à entamer cette détermination.

Car, la propagande gouvernementale, malgré ses moyens immenses, n’a pas réussi à persuader nos concitoyens que le projet gouvernemental était juste et justifié. Ce projet reprend intégralement les desiderata du patronat, que ce soit en matière de report des âges de départ à la retraite, de l’allongement de la durée de cotisation, du refus de prendre en compte la pénibilité du travail, du sabordage de la médecine du travail. Face à cette régression sociale programmée, il faut imposer un autre projet basé sur une plus juste répartition de la richesse produite.

Le Sénat va maintenant voter le projet de loi du gouvernement. Mais ce vote ne boucle pas le parcours institutionnel puisque, après une réunion de la Commission permanente des deux chambres, un nouveau vote aura lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat. Dans cette situation, il s’agit de ne rien lâcher. Le bras de fer est engagé, il faut le gagner, il faut s’en donner les moyens. Face à un gouvernement qui ne veut faire aucune concession, qui refuse toute négociation, il n’y a qu’une solution, amplifier et approfondir la mobilisation.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la grève reconductible doit s’étendre à tous les secteurs.

Partout des assemblées générales doivent avoir lieu pour discuter et décider de la reconduction. La grève doit devenir massive et généralisée. Il est de la responsabilité de l’intersyndicale de donner, lors de sa prochaine réunion jeudi, des perspectives d’élargissement à ce mouvement de fond. Dans toutes les villes des actions unitaires doivent prolonger la journée du 19 octobre, permettant que s’exprime, dans la rue, le rejet par la population de ce projet de loi.

19 octobre 2010

FO : DÉCLARATION DU BUREAU CONFÉDÉRAL DE FORCE OUVRIÈRE

La 6e journée de mobilisation contre le projet gouvernemental sur les retraites a été un grand succès avec 3,5 millions de manifestants. Cela fait 6 journées d’une mobilisation inédite.


La mobilisation, à l’appel de leurs organisations, des lycéens et étudiants constitue également un autre point fort du contexte actuel.

Des décisions de grève reconductible, de débrayage ou de blocage sont chaque jour décidées au plan local dans les entreprises, dans les administrations, accentuant la pression sur les pouvoirs publics.

Le bureau confédéral soutient tous ses syndicats et structures engagés dans l’unité d’action pour obtenir le retrait du texte.

Ce jour, le 19 octobre, il appelle solennellement le gouvernement et le parlement à suspendre le processus d’adoption pour retirer le projet et ouvrir des vraies discussions.

Pour le bureau confédéral la question des retraites doit être examinée sous l’angle du financement, point essentiel ou Force Ouvrière a formulé des propositions cohérentes assurant des solutions à long terme et traitant y compris d’une réforme fiscale.

De même, comment parler des retraites sans traiter des questions d’emploi et d’organisations du travail ?

L’entêtement et le blocage des pouvoirs publics sont la preuve que leur projet n’est pas social mais uniquement financier au regard des contraintes européennes et des agences de notation.

Pour le bureau confédéral de FO, le mouvement dispose encore de réserves, en particulier celle consistant en un appel unitaire à 24 heures de grève franche pour dynamiser encore plus fortement la coordination et la détermination de la mobilisation.

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